Pascal Mirande
Le faussaire

5 avril 11 juin 2016
vernissage le samedi 2 avril à 18 h
Icares Bonifacio, Pascal Mirande

« J’utilise la photographie pour révéler une autre vision du monde. En incorporant des objets fabriqués dans le paysage ou en mettant en scène des personnes, je cherche le point de vue qui leurs donnera une autre dimension. L’appareil photographique devient le témoin de mes fictions. Il me permet de capter une fraction de temps imprévue afin d’inventer cette autre réalité et d’inviter le public à l’appréhender.

« Adepte de la brindille et du stylo bille, je montrerai dans cette exposition à l’Imagerie un aperçu de plus de 15 ans de photographies, dessins et carnets de bord, ainsi qu’un travail photographique créé pour l’occasion. »

Pascal Mirande

« Faussaire de famille : photographe et plasticien, Pascal Mirande emprunte des chemins de traverse. La rétrospective présentée ici relève du voyage d’un photographe au pays des archétypes. À chaque photo, il se réinvente une filiation, avec une image, un thème ou un auteur du passé dont il recrée une représentation.

« S’inventer une famille en photographie, revisiter son histoire, ses sujets, ses regards, ses intentions, ses émotions. Fouiller ce qui précisément fait cliché. Voilà ce qui motive l’artiste dans cette démarche. Une petite entreprise à la saveur d’aventure…

« Il se dégage de ce travail une jubilation évidente : là où le photographe professionnel traditionnel apporte toute son attention au soin de la réalisation (la photographie argentique est un medium très exigeant, à la limite de la maniaquerie. Il faut sans cesse empêcher que quelque chose n’arrive qui se mettrait en travers du précieux projet du tirage : poussière, voile de lumière sur le papier, asepsie quasi clinique du travail en laboratoire…) Pascal Mirande s’en donne à cœur joie avec le métier : tacher le papier, choisir volontairement un cadre écorné et abîmé (où la visite chez Emmaüs participe de l’appropriation de la mémoire)… Imiter l’apparence de l’ancien jusque dans le moindre détail. Faire du vieux avec du neuf et du neuf avec du vieux.

« Brouiller les pistes : du numérique à l’argentique, de l’Histoire à l’histoire, du sujet à l’objet… L’oxymore comme jeu et comme enjeu : du vrai faux et du faux vrai… »

Nicole Vitré

Ouvrage disponible : Cosmogonie, Filigranes Éditions

Avec le soutien de la Ville de Lannion, du Département des Côtes d’Armor, du Conseil régional de Bretagne, de la DRAC Bretagne. Édition d’un livre chez Filigranes Éditions, en partenariat avec la galerie Le Carré d’Art de Chartres-de-Bretagne, l’artothèque de Vitré et la galerie Vrais Rêves de Lyon.