Pile ou face, portraits d’une collection
Œuvres de la collection du FRAC Bretagne

1 avril 10 juin 2017
vernissage le vendredi 31 mars à 18 h
Magritte asleep, Duane Michals, 1958, coll. FRAC Bretagne
© Duane Michals

Genre majeur de la peinture du XVIIe siècle, le portrait, connu depuis l’Antiquité par le biais des monnaies, médailles et ornements, s’est aussi renouvelé et illustré avec la découverte de la photographie au XIXe siècle. Portrait intime, hommage aux artistes, portrait décalé ou représentation de personnes ordinaires, autoportrait et portrait en creux, la collection du Fonds régional d’art contemporain Bretagne permet de convoquer de multiples figures du genre selon des techniques variées : peinture, photographie, vidéo, sculpture…

Organisée en regard des deux espaces de la galerie L’Imagerie, l’exposition ouvre sur une proposition mettant la figure de l’artiste en exergue. L’autoportrait en dit long sur l’auteur et son travail, la manière de consentir à se dévoiler. Humour, dérision, contournement ou emprunt sont autant d’outils à la disposition des artistes pour dresser leur propre portrait sans concession.

Ernest T., Carlos Kusnir et Yvan Le Bozec prélèvent des lettres caractéristiques de leur patronyme pour traduire leur démarche, tandis que Pascal Rivet, Vasco Araújo et Yann Sérandour exposent leur visage comme sujet central. Barry X Ball et Noël Dolla construisent quant à eux leur propos par association d’idées et juxtaposition de sens, rendant hommage à l’histoire de l’art et à ses codes. Pour Marie Bourget, le sujet est plus inattendu et pourrait bien être le regardeur !

Les artistes ont également été la source d’inspiration des photographes, dans leur espace de travail autant que dans leur vie privée. De la complicité qui les unit émanent des images empreintes de force et d’humilité.

La salle qui clôt le parcours d’exposition propose un panorama de l’art du portrait dans un sens élargi. Du portrait « classique », résultat d’une séance de pose (Gilles Mahé / Pierre Picot, Isabelle Arthuis), au portait anamorphique qui induit le déplacement du spectateur (Marc Didou, Shigeo Fukuda), du portrait individuel (Anne et Patrick Poirier) à celui de groupe (Samuel Buri), du portrait d’anonyme (Olga Chernysheva) à celui de célébrité (Jean-Philippe Lemée), toute la richesse du genre est déclinée.

Dans l’étendue de cette proposition, les aspects historiques, psychologiques et artistiques viennent tour à tour souligner les multiples facettes du thème et rappellent la vitalité d’un genre cultivé depuis des siècles.

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